Windsor Mills 1926 - Carte Interactive

🏛️ Plan d'Assurance-Incendie de Windsor Mills, Québec

Carte Interactive - Juillet 1926

Population: 2,180 habitants

Bienvenue dans l'histoire de Windsor Mills

Découvrez la ville telle qu'elle était en 1926 grâce à ce plan d'assurance-incendie détaillé. Ces cartes historiques étaient utilisées par les compagnies d'assurance pour évaluer les risques d'incendie dans chaque quartier.

Plongez dans la carte avec les outils de zoom pour explorer les bâtiments d'époque, les rues et la vie quotidienne de cette communauté industrielle prospère.

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53
Points
2,180
Habitants
1926
Année
Histoires
Carte
Église Saint-Philippe
1
Presbytère de l'église Saint-Philippe
2
Le Couvent Notre-Dame
3
Le poste de pompiers de la 1re Avenue
4
Académie du Sacré Cœur (École Saint-Philippe)
5
Procession sur la rue Saint-Georges
6
Magasin J. H. Morin
7
La Poudrière
8
Le pont du Petit Canada
9
Le Petit Canada
10
Gare de Windsor Mills
11
Le Château de Windsor Mills
12
Le barrage de la Poudrière
13
Pont de Windsor Mills
14
Maison logeant les ouvriers de la Canada Paper
15
Le Bag Mill
16
86 rue du Moulin
17
148 rue du Moulin
18
Coney Island
19
Maison Pelletier - Première école Sacré-Cœur
20
Hôtel Frontenac
21
Scierie J.E. Lemieux
22
Église St-Andrew
23
Vue aérienne de l'usine
24
Prise d'eau municipale
25
Quincaillerie Dorais
26
Édifices Emporium et Watopeka
27
Château Bégin - Hôpital St-Louis
28
Maison construite en 1900 - 38, 3e avenue
29
Fonderie Bruneau
30
Club House et curling
31
41 1ère avenue
32
44 1ère Avenue
33
Hangar ferroviaire
34
Le Bôme
35
Hôtel Riverview
36
100 rue du Moulin
37
Vue de la rue St-Frédéric
38
Canada Papers - St-Francis Mill
39
L'ancienne COOP
40
Canada Papers - Lower Mill
41
L'épicerie Doucet en 1944
42
Épicerie Doucet
43
Épicerie Rosaire Pion
44
Aréna de la Canada Papers
45
L’église anglicane St. George’s
46
Le garage Léveillé : de l’ère industrielle à l’ère automobile
47
Le moulin Springvale
48
Le village de Saint-Grégoire (Greenlay)
49
La Fonderie Bourget
50
Les JOC
51
138-146 St-Frédéric
52
Le Café Chez Pitou
53
100%

Église Saint-Philippe

La paroisse Saint-Philippe fait partie de l’histoire de Windsor depuis la fin du XIXᵉ siècle. Érigée officiellement en 1879, elle a accompagné le développement de la municipalité à l’époque où l’industrie et les moulins attiraient de nombreuses familles dans la région. L’église Saint-Philippe, construite entre 1892 et 1894, occupait une place centrale dans la vie religieuse et sociale de la communauté. Située au cœur du centre-ville, elle constituait un important lieu de rassemblement pour les célébrations religieuses, les mariages, les funérailles et plusieurs activités communautaires. Dans la nuit du 18 au 19 mai 2013, l’église historique a été détruite par un incendie. La communauté s’est toutefois mobilisée pour préserver ce lieu symbolique. Une nouvelle église et un presbytère ont été reconstruits et inaugurés en 2014, permettant à la paroisse de poursuivre sa mission auprès des citoyens. Aujourd’hui, l’église Saint-Philippe demeure un repère important du patrimoine religieux et de l’histoire de Windsor.

Presbytère de l'église Saint-Philippe

AvantAujourd'hui
Le presbytère de Windsor possède sa propre histoire. Un premier bâtiment est érigé en 1875 grâce à la générosité de Thomas Logan, mais sa construction hâtive le rend peu confortable. Un nouveau presbytère est construit entre 1885 et 1886, pour un coût d’environ 4 200 $. Il devient un repère important de la communauté pendant plus d’un siècle. Le bâtiment est finalement démoli en juillet 2015, marquant la fin d’un lieu chargé de mémoire. Source : Histoire de Windsor - Guy Moreau

Le Couvent Notre-Dame

Fondé en 1886, le couvent Notre-Dame marque les débuts de l’enseignement à Windsor. Les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame y ont formé des générations de jeunes, laissant une empreinte durable dans la communauté. Reconstruit en brique en 1924 puis agrandi à plusieurs reprises, dont en 1954, le bâtiment s’adapte à l’évolution de la population scolaire. L’école devient mixte dans les années 1960, avant la relocalisation des élèves en 1980, mettant fin à sa vocation éducative. Aujourd’hui, le site accueille le centre communautaire René-Lévesque et la bibliothèque municipale, ainsi que plusieurs organismes, dont le Centre d’action bénévole, le corps de cadets et Trans-Appel. Un lieu toujours au cœur de la vie citoyenne.

Le poste de pompiers de la 1re Avenue

Situé sur la 1re Avenue, ce poste de pompiers a servi la communauté windsoroise jusqu’en septembre 1951, avant le déménagement des services incendie vers de nouvelles installations. Déjà présent sur le plan d’assurance de 1926, réalisé à la suite d’une série d’incendies majeurs, le poste témoigne d’une époque où la protection incendie reposait sur une brigade de pompiers volontaires. Ces derniers devaient être rapidement mobilisés lors des sinistres, notamment par la sonnerie du tocsin. Au début de l’année 1926, Windsor est durement touchée par plusieurs incendies importants. L’un d’eux, sur la rue Principale, mobilise les pompiers pendant des heures afin de maîtriser les flammes et limiter les dégâts, illustrant les défis de l’époque. Aujourd’hui disparu, ce poste rappelle le rôle essentiel des premiers services incendie dans la sécurité et le développement de la ville.

Académie du Sacré Cœur (École Saint-Philippe)

AvantAujourd'hui
L’école Saint-Philippe a longtemps été un lieu central de l’éducation à Windsor. Fondée à la fin du XIXᵉ siècle, elle s’inscrit dans le développement de la paroisse et de la communauté, en complément du couvent Notre-Dame. Au fil des années, l’établissement accueille de nombreux élèves du secteur et contribue à structurer l’offre scolaire locale. Comme ailleurs au Québec, l’organisation de l’enseignement évolue au milieu du XXᵉ siècle, notamment avec la modernisation du système scolaire et la réorganisation des niveaux d’enseignement. À partir des années 1980, l’école Saint-Philippe prend une place encore plus importante en accueillant des élèves relocalisés d’autres établissements, dont ceux de l’école Notre-Dame. Aujourd’hui, elle demeure un repère important du paysage scolaire et communautaire de Windsor. Crédit photo : Marie-Louise Pelletier-Turgeon

Procession sur la rue Saint-Georges

Au tournant du XXᵉ siècle, les processions et défilés faisaient partie intégrante de la vie collective à Windsor. Qu’elles soient religieuses, civiques ou festives, ces marches rassemblaient la population autour d’un moment commun. Sur cette image, un cortège descend la rue Saint-Georges, mêlant cavaliers et marcheurs. Bien que moins formelle qu’une procession religieuse traditionnelle, cette scène témoigne de l’importance des rassemblements publics dans une époque où la rue était un véritable lieu de rencontre et de célébration. Ces événements contribuaient à renforcer le sentiment d’appartenance et à rythmer la vie sociale de la communauté. Date inconnue.

Magasin J. H. Morin

La Poudrière

Alors que la guerre civile fait rage aux États-Unis (1861 à 1865), les promoteurs Américains Thomas Sheldon et Seth Andrews décident de s’associer au manufacturier d’explosifs Jarvis Marble, dans l’implantation d’une usine de poudre noire au Canada. Ils visent le marché lucratif des explosifs afin d’alimenter les troupes abolitionnistes opposées aux confédérés. Ils choisissent le dénivelé de la rivière Watopeka pour activer leurs machines hydrauliques et les aulnes qui poussent à proximité produisent la meilleure qualité de charbon. Crédits photo : Jean-Louis Touchette

Le pont du Petit Canada

Au début du 20e siècle, ce pont est réclamé par les citoyens pour relier le cœur du village au secteur du « P’tit Canada », situé de l’autre côté de la rivière Watopéka. Ce quartier, connu plus tard comme la rue St-Joseph, longe la rive sud entre la Première et la Cinquième avenue. Longtemps accessible par la route, il se retrouve isolé en 1964 lorsque Domtar modifie les accès. Le pont piétonnier devient alors essentiel pour les résidents. Le secteur est finalement exproprié au début des années 1970 et disparaît avec l’expansion industrielle. Source : Histoire de Windsor - Guy Moreau

Le Petit Canada

Au début du 20e siècle, le secteur du « P’tit Canada », situé le long de la rivière Watopeka, est relié difficilement au reste du village. Dès 1910, des citoyens demandent la construction d’un pont pour en faciliter l’accès. Connue plus tard comme la rue St-Joseph, cette voie longe la rive sud de la rivière, entre la Première et la Cinquième avenue. Le quartier est progressivement transformé avec l’expansion industrielle. En 1964, Domtar modifie les accès et condamne la route principale. Seul un pont piétonnier permet alors de circuler. Le secteur est finalement exproprié au début des années 1970, et disparaît au profit des installations industrielles.

Gare de Windsor Mills

Le passage du chemin de fer à Windsor remonte au début des années 1850. Dès 1852, un premier train traverse le territoire, et en 1853, la ligne reliant Montréal à Portland (Maine) ouvre un accès stratégique vers la mer et les marchés internationaux. Le train joue un rôle déterminant dans le développement de Windsor. Il favorise l’implantation d’industries, notamment liées à la poudre et au papier, profitant du transport ferroviaire et du potentiel énergétique de la rivière Watopéka. À la fin du XIXᵉ siècle, le rail devient le principal lien avec l’extérieur. Malgré quelques incidents, dont plusieurs déraillements dans les années 1920, le service demeure essentiel. Dès 1923, une nouvelle option apparaît avec l’arrivée de l’autobus, permettant de relier Windsor à Sherbrooke en environ une heure. Aujourd’hui, la gare et les voies ferrées rappellent l’importance du train dans la naissance et la croissance de Windsor.

Le Château de Windsor Mills

Construit une première fois en 1905 sur le site de l’ancien hôtel Grand Central, le Château Windsor devient rapidement un lieu central de la vie sociale à Windsor. Reconstruit à deux reprises après des incendies majeurs en 1911 et 1926, il traverse les décennies en se réinventant. Pendant longtemps, le Château est au cœur de la vie communautaire : réceptions, banquets et événements s’y succèdent. Durant la Seconde Guerre mondiale, des citoyennes y organisent même la confection de vêtements pour les soldats. Au fil du temps, sa vocation évolue. Devenu centre de services au tournant des années 2000, il accueille notamment des bureaux, des logements et le populaire Pub du Château. Démoli en 2012, l’édifice laisse place à l’actuel hôtel de ville, marquant la fin d’un lieu marquant de la mémoire collective windsoroise.

Le barrage de la Poudrière

La rivière Watopeka a joué un rôle clé dans le développement de Windsor grâce à sa force hydraulique. Ses rapides et son débit soutenu ont permis d’alimenter les premières installations industrielles du secteur. À la Poudrière, cette énergie naturelle était utilisée pour faire fonctionner les équipements liés à la fabrication, notamment dans l’industrie des explosifs et, plus tard, dans les activités papetières. Bien avant l’électricité moderne, la rivière constituait une ressource essentielle, transformant ce site en un pôle industriel stratégique. Aujourd’hui, la Poudrière rappelle l’importance de cette force naturelle dans l’histoire économique de Windsor.

Pont de Windsor Mills

Les ponts ont toujours été essentiels pour relier les différents secteurs de Windsor, séparés par la rivière Saint-François et la rivière Watopeka. Le premier pont, construit en bois en 1874, permettait de relier Windsor à Brompton. Fragilisé par les éléments, ce pont est emporté par les glaces en 1898. Il est rapidement remplacé par une structure en acier, marquant une amélioration importante pour les déplacements et le commerce. Au début du XXᵉ siècle, le passage sur le pont est payant, avant de devenir gratuit en 1915, événement souligné par une grande célébration citoyenne. Au fil du temps, les ponts évoluent pour répondre aux besoins de la population. Ils demeurent aujourd’hui des infrastructures essentielles, témoins du développement et de la mobilité à Windsor. Source : Histoire de Windsor - Guy Moreau

Maison logeant les ouvriers de la Canada Paper

À la fin du XIXᵉ siècle et au début du XXᵉ siècle, l’industrialisation transforme profondément Windsor. L’implantation de la Canada Paper attire de nombreux travailleurs, qui viennent s’établir à proximité des usines. Pour répondre à cette croissance rapide, des habitations ouvrières sont construites près des lieux de travail. Cette proximité limite les déplacements dans un contexte où les moyens de transport sont encore restreints et où la vie quotidienne s’organise autour de l’usine. Ces quartiers témoignent d’une époque où le travail, le logement et la communauté sont étroitement liés. Ils illustrent aussi les débuts de l’urbanisation de Windsor, façonnée par les besoins de l’industrie et la mobilité des travailleurs.

Le Bag Mill

Construit à partir de 1923, le Bag Mill s’inscrit dans l’expansion industrielle de Windsor, en lien étroit avec la Canada Paper. L’usine est dédiée à la fabrication de sacs de papier et débute sa production en 1924, employant rapidement plus d’une centaine de travailleurs. Au fil des décennies, le Bag Mill connaît une croissance importante, notamment avec l’ajout d’équipements et l’augmentation de la production. Il devient un lieu de travail central pour de nombreuses familles, marquant la vie économique et sociale de la communauté. Comme plusieurs industries de l’époque, l’usine est aussi le théâtre de moments marquants : grèves, améliorations des conditions de travail et implication des employés dans la vie locale. Toujours en activité sous différentes formes au fil du temps, le Bag Mill témoigne de l’évolution de l’industrie du papier et de l’importance du secteur manufacturier dans l’histoire de Windsor. Sources : Guy Moreau, Histoire de Windsor • Cahiers souvenirs de la Canada Paper (1859-1959) et Domtar (1864-2014) • Ville de Windsor et Domtar, Histoire du papier à Windsor • Collections photographiques (Domtar, Guy Moreau, Marcel Filiatrault, Armand Labbé)

86 rue du Moulin

AvantAujourd'hui
Maison des grands-parents Turgeon de 1927 à aujourd'hui.

148 rue du Moulin

AvantAujourd'hui
Maison de la famille de M. Pierre Turgeon.

Coney Island

Au début du XXᵉ siècle, une île de la rivière Saint-François devient un lieu de villégiature connu sous le nom de Coney Island. Acquise en 1904 par Rémi Hébert, elle est aménagée pour accueillir visiteurs et vacanciers, inspirée par le célèbre site du même nom près de New York. On y retrouve un hôtel construit en 1906, un pavillon de danse, des chaloupes et divers aménagements de loisirs. Accessible notamment par bateau, l’île attire de nombreux visiteurs durant la belle saison et devient un lieu animé de pique-niques et de rassemblements. L’engouement est toutefois de courte durée. Abandonné vers le milieu des années 1910, le site est démantelé en 1917, ses matériaux étant réutilisés ailleurs à Windsor. Aujourd’hui disparu, Coney Island demeure un souvenir marquant des débuts du tourisme et des loisirs dans la région. Source : Guy Moreau, Histoire de Windsor

Maison Pelletier - Première école Sacré-Cœur

Au tournant du XXᵉ siècle, l’éducation à Windsor s’organise autour de nouvelles institutions, dont la première école située sur la 2e Avenue, construite vers 1900. Cette école, associée à l’arrivée des Frères du Sacré-Cœur, marque une étape importante dans le développement de l’enseignement pour les garçons. Elle répond à une population en croissance, dans un contexte d’industrialisation où de plus en plus de familles s’établissent à Windsor. Rapidement devenue insuffisante, elle est remplacée dès 1905 par un bâtiment plus grand, témoignant de l’importance croissante de l’éducation dans la communauté. Transformée en logements depuis longtemps, cette première école rappelle les débuts du réseau scolaire structuré à Windsor et l’engagement des communautés religieuses dans la formation des jeunes. Source : Documents historiques – Jubilé de l’École Sacré-Cœur de Windsor • Collection Histoire de Windsor

Hôtel Frontenac

Scierie J.E. Lemieux

Église St-Andrew

AvantAujourd'hui

Vue aérienne de l'usine

Prise d'eau municipale

Au tournant du XXᵉ siècle, la croissance de Windsor et son urbanisation rapide amènent la municipalité à se doter d’infrastructures essentielles, notamment pour l’approvisionnement en eau potable. Une prise d’eau est alors aménagée sur la rivière Watopéka, permettant d’alimenter le réseau municipal et d’améliorer à la fois les conditions sanitaires et la protection contre les incendies. Aujourd’hui encore, l’eau potable de Windsor provient de cette même rivière, bien que les installations aient été modernisées et déplacées au fil du temps.

Quincaillerie Dorais

Édifices Emporium et Watopeka

Château Bégin - Hôpital St-Louis

Construit en 1888 pour le notaire J. Alphonse Bégin, ce bâtiment, aussi associé au nom de M. Jack Quinn qui en fut propriétaire par la suite, devient en 1952 l’Hôpital St-Louis. Fondé par le docteur Dominique Lambert avec l’appui de la communauté, l’établissement offre dès ses débuts des services essentiels, dont la radiologie et les accouchements. Agrandi et modernisé au fil des années, il joue pendant plusieurs décennies un rôle central dans les soins de santé à Windsor et dans la région. Source : Histoire de Windsor - Guy Moreau

Maison construite en 1900 - 38, 3e avenue

AvantAujourd'hui
Cette maison a été construite en 1900 et conserve encore aujourd'hui en grande partie la même apparence extérieure.

Fonderie Bruneau

Crédit : Crédits photo : Guy Moreau
Vue de la rue Elm en 1933. À l'avant-plan, on voit la fonderie de Jean-Baptiste Bruneau, qu'il a acheté de Georges Bégin en 1926. Cette vue témoigne d’une époque où la rue Elm, aujourd’hui rue Lemire, constituait un secteur animé et structurant de Windsor. On y aperçoit au premier plan la fonderie Bruneau, tandis qu’à l’arrière se trouve l’école anglaise. Ce paysage rappelle l’intensité de l’activité industrielle et éducative du début du XXᵉ siècle, marquée notamment par des événements comme l’incendie de 1908, qui détruisit une fonderie voisine sans toutefois atteindre les bâtiments environnants.

Club House et curling

Dès les années 1920, Windsor se dote d’installations sportives importantes avec la création d’un club de golf et d’un club de tennis, sous l’impulsion de F.J. Campbell. Le site devient rapidement un pôle de loisirs pour la communauté. Inauguré le 8 juin 1934, le Club House est construit en partie grâce au travail bénévole d’ouvriers de la Canada Paper. Situé sur le terrain de golf, il offre une vue remarquable sur la vallée du Saint-François et devient un lieu de rassemblement incontournable. Un second bâtiment, utilisé notamment pour le golf et le curling, est ajouté en 1949, renforçant la vocation sportive du site. Après plusieurs décennies d’activités, la fin du soutien financier de Domtar entraîne la fermeture des installations dans les années 1990. Le Club House est démoli en 1996, suivi du bâtiment de 1949 en 2014. Aujourd’hui, ce site rappelle l’importance des loisirs et de la vie communautaire dans l’histoire de Windsor. Sources : Guy Moreau, Histoire de Windsor • Journal La Tribune (1934, 1996)

41 1ère avenue

AvantAujourd'hui
Maison construite en 1924. Crédits photo : Marie-Louise Pelletier-Turgeon / Google

44 1ère Avenue

AvantAujourd'hui
Maison construite en 1880. Crédits photo : Paul Trifiro / Google

Hangar ferroviaire

Le Bôme

Le bôme est un barrage aménagé à la fin du 19e siècle. Il jouait aussi un rôle important dans l’industrie forestière locale : c’est à partir de ce point que le bois de flottage était récupéré par le petit train privé de la Canada Paper, connu sous le nom d’Enterprise, puis acheminé vers l’usine.

Hôtel Riverview

Construit à la fin de 1886 par Christopher Dearden, l’hôtel Riverview est l’un des premiers établissements hôteliers de Windsor. Situé à proximité de la gare, il accueille voyageurs et visiteurs, offrant même un service de navette. Très apprécié au début du XXᵉ siècle, il témoigne d’une époque où les hôtels jouent un rôle central dans la vie sociale et économique. Comme ailleurs, la vente d’alcool y est strictement encadrée, au rythme des périodes de prohibition et des décisions municipales. Le Riverview est détruit par un incendie en 1939, puis rapidement reconstruit. Il demeure un lieu important pendant plusieurs décennies, avant d’être à nouveau ravagé par les flammes en 1992, cette fois sans être rebâti. Aujourd’hui disparu, l’hôtel Riverview rappelle l’importance des établissements hôteliers dans le développement et l’animation du Windsor d’autrefois. Source : Guy Moreau, Histoire de Windsor

100 rue du Moulin

Vue de la rue St-Frédéric

Vue de la rue St-Frédéric entre la 3e et la 4e avenue.

Canada Papers - St-Francis Mill

Situé à proximité du barrage sur la rivière Saint-François, le St-Francis Mill occupait une place centrale dans le développement industriel de Windsor. Exploité par la Canada Paper Company, ce site stratégique tirait pleinement profit de la puissance hydraulique pour alimenter ses installations. Le barrage, toujours visible aujourd’hui, jouait un rôle essentiel : il permettait de contrôler le débit de la rivière et de fournir l’énergie nécessaire aux opérations du moulin. Cette maîtrise de l’eau a été déterminante dans l’essor de l’industrie des pâtes et papiers dans la région. Autour du St-Francis Mill gravitaient plusieurs bâtiments et infrastructures, formant un ensemble industriel dynamique où travaillaient de nombreux citoyens. Ce site contribuait directement à l’économie locale et à la vitalité de la communauté windsoroise. Bien que les activités industrielles aient cessé, les vestiges encore présents témoignent de cette époque marquante. Le St-Francis Mill rappelle le rôle fondamental de la rivière Saint-François comme moteur du développement de Windsor.

L'ancienne COOP

AvantAujourd'hui
Ce bâtiment, identifié comme un feed mill sur une carte de 1926 et plus tard connu sous le nom de « la Coop », témoigne de l’importance de l’agriculture dans l’histoire de Windsor et de sa région. On y produisait et distribuait de la moulée destinée à l’alimentation du bétail, un élément essentiel au travail des fermes locales. Avec le temps, ces installations ont souvent été intégrées à des coopératives agricoles, permettant aux producteurs de se regrouper pour mieux répondre à leurs besoins. Au-delà de sa fonction, ce lieu rappelle le lien étroit entre le développement industriel et le monde rural, ainsi que l’esprit de collaboration qui a marqué les communautés d’ici.

Canada Papers - Lower Mill

Situé à l’embouchure de la rivière Watopeka, là où elle rejoint la rivière Saint-François, le Lower Mill occupait un emplacement stratégique au cœur du complexe industriel de la Canada Paper Company. Ce secteur regroupait plusieurs bâtiments et installations spécialisés dans les différentes étapes de la transformation des pâtes et papiers. On y retrouvait notamment des espaces dédiés au traitement, au lavage et à la récupération des fibres, témoignant de l’ampleur et de la complexité des opérations. La proximité des deux rivières offrait un accès privilégié à l’eau, essentielle tant pour l’alimentation des procédés industriels que pour le transport des matières premières. Ce site illustre bien l’ingéniosité des aménagements industriels de l’époque, conçus pour tirer parti des ressources naturelles. Lieu de travail pour de nombreux ouvriers, le Lower Mill a contribué de façon importante au développement économique de Windsor et à l’essor de son industrie papetière. Aujourd’hui, bien que transformé, ce secteur demeure un témoin significatif du passé industriel de la ville et de son lien étroit avec ses rivières.

L'épicerie Doucet en 1944

Cette séquence filmée en 1944 nous plonge au cœur de l’épicerie telle qu’on la connaissait à l’époque. On y voit des commis à l’œuvre, remplissant les tablettes de conserves et préparant les étalages de fruits et légumes. Ces images témoignent d’un commerce de proximité animé, où le service est personnalisé et où les produits sont soigneusement disposés à la main. L’épicerie constitue alors un lieu central de la vie de quartier, fréquenté quotidiennement par les familles. Au-delà des produits, c’est toute une ambiance qui se dévoile : celle d’un centre-ville vivant, où commerçants et clients se côtoient dans un esprit de proximité et de confiance.

Épicerie Doucet

Située à l’angle des rues Saint-Georges et 2e Avenue, cette bâtisse commerciale est érigée vers 1890 et accueille d’abord une épicerie, exploitée notamment par Fernand Paquette au début du XXᵉ siècle. Au fil des décennies, le commerce évolue. Dans les années 1970, l’endroit devient bien connu sous le nom de « Chez Duke », en référence à Doran « Duke » Doucet, dont le commerce marque la mémoire collective du centre-ville. Malgré les transformations, le bâtiment conserve son cachet d’origine et témoigne de l’importance des commerces de proximité dans la vie quotidienne des citoyens. Aujourd’hui, l’édifice abrite un restaurant Subway, poursuivant sa vocation commerciale au cœur de Windsor.

Épicerie Rosaire Pion

Autrefois, de petites épiceries de quartier comme celle-ci étaient nombreuses à Windsor. Situées à proximité des résidences, elles permettaient aux citoyens de s’approvisionner facilement au quotidien, souvent à distance de marche. On y trouvait l’essentiel : produits de base, conserves, fruits et légumes, et parfois quelques articles spécialisés. Ces commerces jouaient un rôle important dans la vie de quartier, favorisant les échanges entre commerçants et clients. À une époque où les déplacements étaient plus limités, ces épiceries constituaient de véritables points de service de proximité, comparables aux dépanneurs d’aujourd’hui.

Aréna de la Canada Papers

Cet emplacement correspond vraisemblablement à celui de l’ancien aréna de la Canada Paper, visible sur des photographies des années 1930-1940. Son positionnement a été établi à partir de l’orientation du bâtiment et de repères visuels distinctifs, notamment le clocher de l’église catholique et le dôme du couvent Notre-Dame (Académie) visibles en arrière-plan. Situé en bordure d’un vaste terrain dégagé — occupé depuis 1922 par un club de golf —, l’aréna s’inscrivait dans un paysage encore peu urbanisé, à proximité des axes structurants du secteur, dont la rue Elm et les installations industrielles voisines. Construit au début du 20e siècle, cet aréna lié à la Canada Paper Company servait à la fois de lieu de pratique sportive et de rassemblement social pour les travailleurs et leurs familles. On y retrouvait notamment des équipes de hockey locales, contribuant à l’essor du sport organisé à Windsor. Avant l’apparition des infrastructures municipales modernes, cet édifice jouait un rôle central dans la vie communautaire, à une époque où les loisirs étaient étroitement liés au milieu industriel. Aujourd’hui disparu, il demeure un témoin important d’un Windsor en transition, entre vocation industrielle, développement urbain et émergence des loisirs structurés.

L’église anglicane St. George’s

AvantAujourd'hui
Présente au début du XXᵉ siècle, l’église St. George’s Anglican dessert la communauté anglophone de Windsor, bien implantée à l’époque de l’industrialisation. Comme plusieurs lieux de culte protestants de la région, elle joue un rôle important dans la vie sociale et communautaire des familles d’origine britannique, notamment liées aux secteurs industriel et ferroviaire. Avec le temps, la vocation religieuse du bâtiment prend fin et l’édifice est transformé en résidence privée. Son architecture distinctive rappelle encore aujourd’hui son passé. Ce lieu témoigne de la diversité culturelle et religieuse qui a marqué le développement de Windsor. Crédits photo : Guy Moreau et Google

Le garage Léveillé : de l’ère industrielle à l’ère automobile

AvantAujourd'hui
Sur cette photo de 1955, le garage Léveillé illustre l’importance grandissante de l’automobile à Windsor. On y voit des installations dédiées à l’entretien des véhicules et à la distribution d’essence, reflet d’une époque en pleine transformation. Au début du XXᵉ siècle, la voiture est encore peu répandue. Sur les plans des années 1920, on retrouve surtout des remises (drive sheds) destinées aux chevaux ou aux premiers véhicules. Ce n’est qu’à partir des années 1930 et 1940 que l’automobile s’impose progressivement dans le quotidien. Cette évolution atteint son apogée entre les années 1950 et 1970, alors que les garages deviennent des infrastructures essentielles, accompagnant la croissance des déplacements individuels. Toujours en activité aujourd’hui, le garage Léveillé témoigne de cette transition majeure, du transport traditionnel à la domination de l’automobile dans le paysage urbain.

Le moulin Springvale

Le Springvale est l’un des premiers moulins à papier à s’implanter dans la région, bien avant le développement industriel de Windsor tel qu’on le connaît aujourd’hui. Établi au XIXᵉ siècle sur les rives de la rivière Saint-François, il tire profit de la force hydraulique pour faire fonctionner ses installations. Ce moulin précurseur contribue à démontrer le potentiel industriel du secteur et ouvre la voie à l’implantation d’industries papetières plus importantes. Démoli en 1908, le Springvale disparaît du paysage, mais il demeure un jalon important dans l’histoire industrielle de Windsor. Il témoigne des débuts d’une industrie qui marquera durablement le territoire. GrandQuebec.com • Histoire du papier dans les Cantons-de-l’Est

Le village de Saint-Grégoire (Greenlay)

Le secteur de Saint-Grégoire, aussi connu sous le nom de Greenlay, se développe au début du XXᵉ siècle en lien avec l’expansion industrielle et ferroviaire de Windsor. L’arrivée de la Orford Mountain Railway vers 1905 favorise la création de ce noyau villageois, qui devient un point de desserte pour les travailleurs et les activités industrielles environnantes. Une gare y est d’ailleurs construite, contribuant à structurer le secteur. On y retrouve également une vie communautaire organisée autour de l’église Saint-Grégoire, qui donne son nom au village et sert de repère local. Avec le temps, Saint-Grégoire s’intègre progressivement au développement urbain de Windsor, tout en conservant les traces de son origine comme village distinct.

La Fonderie Bourget

Fondée au début des années 1930 par les frères Félix et Edmond Bourget, la Fonderie Bourget s’inscrit dans la diversification industrielle de Windsor, dominée à l’époque par l’industrie du papier. D’abord spécialisée dans la fabrication de tuyaux de fonte, l’entreprise élargit rapidement sa production à des poêles à bois et à divers équipements. En pleine croissance, elle emploie plus de 100 travailleurs durant la Seconde Guerre mondiale, répondant notamment à des contrats liés à l’effort militaire. Malgré des défis, dont des incendies majeurs en 1942, la fonderie poursuit ses activités pendant plusieurs années. Elle ferme finalement ses portes en 1957, après 25 ans d’opération. Au-delà de sa production, la Fonderie Bourget a marqué la communauté par son ambiance de travail et son rôle dans l’économie locale, offrant une alternative à l’emploi en papeterie. Source : L’Étincelle (1980) et Guy Moreau, notes historiques

Les JOC

La Jeunesse ouvrière catholique (J.O.C.), fondée à Windsor en décembre 1934, s’inscrit dans un mouvement international visant à améliorer les conditions de vie des jeunes travailleurs. L’immeuble des J.O.C. devient un lieu de rassemblement important pour la jeunesse ouvrière de la ville. On y organise des activités sociales, éducatives et communautaires, favorisant l’entraide, la formation et l’engagement. Dans un contexte marqué par l’industrialisation et le travail en usine, la J.O.C. offre aux jeunes un espace pour se regrouper, échanger et s’impliquer activement dans leur milieu. Aujourd’hui, ce lieu rappelle l’importance des mouvements sociaux et communautaires dans la vie des travailleurs et dans le développement de Windsor. Crédits photo : Marie-Louise Pelletier-Turgeon

138-146 St-Frédéric

Le Café Chez Pitou

Fondé en 1932 par Aimé Morin, le Café Chez Pitou devient rapidement une véritable institution locale, en pleine période de crise économique. On y sert des repas simples et abordables : hot-dogs à 5 cents, hamburgers à 10 cents et pointes de tarte à 10 cents. Malgré un incendie causé par l’explosion d’un poêle en 1936, le restaurant renaît rapidement et encourage l’achat local en s’approvisionnant auprès de commerçants de Windsor. Lieu de rencontre prisé, Chez Pitou marque la mémoire collective pendant plusieurs décennies. En 1962, un second restaurant ouvre à Saint-Gabriel, et l’établissement poursuit ses activités jusqu’aux années 1970, puis au-delà sous la même bannière. Aujourd’hui, le Café Chez Pitou demeure un symbole de convivialité et de vie de quartier dans le Windsor d’autrefois. Sources : Guy Moreau, Histoire de Windsor • Cahier souvenir L’Étincelle